
SuperBunny
Bunnytown ? Je vous entend dire que ce n'est pas très sérieux, c't'affaire-là. Vous avez raison. Comme son nom l'indique, Bunnytown est un petit village peuplé de lapins. Les personnages sont absolument craquants. Ce que j'aime, moi, c'est que cette émission n'a d'autre prétention que de divertir. C'est pas lourdement pédagogique comme Little Einsteins ou sucré à la guimauve comme Handy Manny. Les raisons pour lesquelles Benjamin aime cette émission sont bien entendu différentes des miennes, mais elles tiennent, tout comme les miennes, dans le fait que nous l'écoutons collés l'un à l'autre, au chaud, et dans les rires que nous partageons. La série se veut drôle, et elle l'est, même pour un adulte (encore que de l'écouter avec un bambin de 3½ ans au rire facile, ça aide à stimuler le grand zygomatique).

Bunnytown Hop
Quand je sens le petit corps (38 pouces, 33 livres) de mon fils tressauter de rire parce que les oreilles de Super Bunny se redressent en vol alors qu'il détecte la présence de Little Bad Bunny, son pire ennemi, je me dis que je suis le plus heureux des hommes.

Le show est toujours divisé de la même manière. L'introduction chantée, puis une série de sketchs en forme de running gag qui reviendront généralement trois ou quatre fois dans l'épisode, un sketch avec Red and Fred (humour à la Laurel et Hardy), une chanson (souvent le Bunnytown Hop, absolument entraînante), running gag, sketch avec la sémillante Pinky Pinkerton et ses Super Silly Sports, conclusion du running gag, suivi de la chanson du générique. Il y a de nombreux personnages récurrents : King Fluffy IV, Lester the Jester, Captain Dan et ses deux sbires (amateurs de disco), Super Bunny et Little Bad Bunny, Surprising Harold, un magicien particulièrement peu doué mais toujours surprenant (c'est mon personnage préféré), Space Bunny, qui s'ennuie dans l'espace parce que, quand on y pense, l'espace contient plus de vide que de matière...
Les créateurs ont souhaité faire un show de variétés pour les enfants d'âge préscolaires (et leurs papas !), soit des sketchs et des chansons en s'inspirant, dans le désordre, du Rowan & Martin Hour, Monty Python, Sesame Street... Mélange hétéroclite, mais réussite totale.
2 commentaires:
J'imagine le bonheur qui doit être le tiens dans ces moments privilégiés.
Moi quand je regarde un dessin animé avec mes filles, je ne regarde pas le dessin animé, je regarde mes filles, leurs réactions, leurs rictus etc. C'est délicieux.
J'aime tellement rire avec lui, et lui, il en redemande. Il faut en profiter pendant que ça passe.
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