mercredi 7 janvier 2009

The tale of Despereaux

Très, très joli film que nous avons vu lundi dernier. The tale of Desperaux raconte l'histoire d'une souris qui se prend pour un chevalier, d'un rat qui veut vivre au soleil, d'une soubrette qui rêve d'être princesse et d'une princesse prisonnière de la tristesse de son père le roi.

Le film est d'une beauté vraiment extraordinaire au service d'une histoire plus complexe que celle qu'on sert généralement au jeune public des films d'animation. Et c'est là que le bât blesse. Parce que si le marketing du film ratisse le plus large public possible, il faut dire que The tale of Despereaux n'intéressera pas beaucoup les enfants les plus jeunes - ceux de moins de quatre ou cinq ans, disons.

Le film est noir. Voyez plutôt, Despereaux est banni et donné pour mort, Roscuro (le rat) est la cause du grand chagrin du roi et de l'exclusion des rats de la société des hommes; la soubrette est une pauvre fille abandonnée et maltraitée, et la belle princesse s'étiole depuis la mort de sa mère. Bon, ça ne porte pas au rire, là.

De plus, le rythme est très lent, surtout dans la première heure; le héros met du temps à apparaître : on ne voit Despereaux qu'après une longue mise en scène d'une bonne quinzaine de minutes. Durant ce temps, on sent que les jeunes enfants n'y trouvent pas leur compte et que l'ennui les guette. Benjamin (et quelques petits amis aux alentours) trouvait le temps vraiment long, s'agitait, changeait de siège, regardait le décor de la salle, etc. Son intérêt ne s'est ravivé que dans le dernier tiers alors que la princesse est kidnappé et qu'un peu d'action est insufflé au film.

En bref, un très beau et très bon film. Magnifiquement interprété par un casting impeccable. Mais ne plaira pas à un jeune enfant de moins de cinq ans. 

Cote 7,5 / 10

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