Cherche criminel de génie de Matthew Hughes. Bien faite la nouvelle, du vrai travail professionnel. Est-elle « très drôle » comme le claironne Champetier dans l'éditorial ? Pas pour ce lecteur-ci en tous cas, qui a trouvé le comique forcé et étiré, mais ça se laisse lire sans embûches et ça s'oublie rapidement. Correct et ordinaire. 5,5 / 10Un poisson qui tue un homme n'est pas toujours une tragédie de Marc-André Charron. Une étonnante première nouvelle qui se déroule au Japon. J'ai bien aimé, à part deux ou trois petits décrochages langagiers sous forme d'apparitions de québécismes dans un texte autrement écrit en français international, décrochages injustifiés à mon avis. Autrement, c'est très bien. 7 / 10
Éternelle jeunesse d'Isabelle Piette. Une courte fable moderne sur la mémoire qui s'inscrit aussi dans le corps. Une joli réussite, mais un texte trop court à mon goût 7 / 10
Nourrir les monstres de Michel Lamontagne. Alors là, coup de cœur full intense. Sur une idée extrêmement bizarre, le lecteur a droit à un texte absolument impeccable, ramassé, et pourtant plein d'émotions. C'est remarquable. Lamontagne est un auteur qui se fait rare. Doit-on s'en désoler si c'est pour écrire des joyaux comme Nourrir les monstres ? 10 / 10
Singulier pluriel de Lucas Moreno. Une autre histoire de phagocytes, il y en a tant. Mais tout est dans le traitement; et Moreno opère un sans faute à partir d'une idée un peu éculée. Tout est dans la manière. Jeune auteur à suivre. 8 / 10
Deux soeurs - Plan fictif - Lima Pérou de Hugues Morin. Cette histoire au traitement extrêmement intellectuel ne m'a pas convaincue, mais elle est plaisante à lire. Je ne suis pas sûr d'avoir tout bien compris, mais j'ai aimé la ballade avec Morin. 6,5 / 10
La voix qui chantait le coeur du monde d'Élisabeth Vonarburg. Une histoire bien construite, avec une toile de fond foisonnante de détails et de mystères. L'écriture est typiquement Vonarburg, avec tous les tics habituels de l'auteure. Seule la fin sirupeuse à souhait m'a déçu. Autrement c'est bon à s'en lécher les doigts. 8 / 10
Deux articles viennent clore le numéro.
Rien à voir avec la fantasy de Thibaud Sallé. Ça n'apprendra pas grand chose à un lecteur le moindrement informé et l'auteur padde son texte avec une très longue bibliographie de 4½ pages. Wow, je suis ébloui. Bof.
Mario Tessier livre un autre volet du Carnet du futurible, comme toujours c'est un véritable exercice de futilité et d'érudition. Bravo.
Décidément, Solaris est la meilleure revue littéraire sur le marché. 8 / 10
2 commentaires:
On peut te citer? :-)
Joël Champetier
Absolument.
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