mercredi 31 décembre 2008

Pirouette, cacahuète...

Creuser des trous dans la neige à l'aide des pépines de Benjamin et y cacher des cacahuètes pour les écureuils fut notre dernière activité extérieure de 2008.

On se retrouve en 2009 pour les souhaits de bonne année.

mardi 30 décembre 2008

Allô, papa, mon numéro, c'est le 450-451-6294

Papa,

Encore une fois, tu as invité Claude et Michelle pour un souper chez toi, et tu as oublié de me lancer une invitation. C'est la quatrième fois cette année, et pour Noël qui plus est. Ça me déçoit un peu et tu comprendras que j'en conçoive un peu d'amertume; d'autant plus que, pour être honnête, cette situation dure depuis pas mal d'années, on ne se le cachera pas...

Mais, après une intense séance solo de remue-méninges, j'en suis venu à la conclusion qu'il ne peut y avoir que deux raisons pour lesquelles tu ne nous as pas invité (moi, Suzanne, ainsi que Benjamin, seul héritier des Tremblay pour le moment) à un souper réunissant tous tes enfants :

a) tu ne veux pas me voir,

b) tu n'as pas mon numéro de téléphone.

Voilà, ô mon papa, la situation est dorénavant corrigée. N'oublie pas de faire le « 1 » avant, c'est un interurbain. Au plaisir de.

Ton aîné,

richard

lundi 29 décembre 2008

Quand on y pense bien...

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dimanche 28 décembre 2008

Bilan de santé

2008 fut l'année de tous les dérèglements.

Bon, ça a débuté avec une bronchite pas piquée des vers (traitée aux antibiotiques). Elle s'est poursuivie avec une tendinite récurrente, de l'aponévrosite plantaire à mes deux petits petons (merci la douleur), deux solides entorses à la même cheville en dix jours (saleté de terrain), et elle s'est terminée sur un rhume bizarroïde qui a pris tour à tour une allure d'otite (ostite que ça fait mal) puis de sinusite, rhume qui s'est incrusté cinq semaines jusqu'à la mi-décembre et qu'il a fallu combattre avec deux antibiotiques consécutifs. « Surveillez les symptômes, m'a dit mon médecin, deux antibiotiques forment un terreau fertile pour la bactérie C. difficile ! » Merci, docteur, vous me rassurez. Heureusement, le mal est parti; mais je dois surveiller mes selles pendant encore une dizaine de semaines car c'est par là que se manifestent les premiers symptômes d'une infection à la C. difficile.
...
Quand même, l'année se termine comme elle avait commencé : avec des antibiotiques.

Ont été découverts ou se sont manifestés en 2008 :
  • une ischémie mineure (c-à-d un léger blocage coronarien)
  • des épines de Lenoir à chaque pied
  • de l'arthrose à une phalange distale
  • une hernie hiatale
  • sans compter que j'attends les résultats de mes tests d'apnée du sommeil – ce qui est plus que probable.
Ceci sans oublier mes vieilles permanentes : asthme, hypertension, hypertriglycéridémie.
...
Vieillir, c'est mourir un peu, dit-on. Je viens d'en faire un sacré bout sur la pente descendante, là.

Jacques Côté dans le Journal de Montréal

En page 11 du Journal de Montréal aujourd'hui, un article sur l'opération chirurgicale que vient de subir Rose Côté, six ans, pour la guérir de sa scoliose grave. Il y aura d'autres opérations, semble-t-il, mais au moins ça lui permettra de vivre mieux et plus longtemps. Rose est la fille de Jacques Côté, l'auteur de romans policiers. On peut d'ailleurs le voir sur la photo, en compagnie de sa conjointe et de leurs deux très mignonnes fillettes.

Jacques Côté est le meilleur auteur de polars au Québec. Ce qui me rappelle que je n'ai pas encore lu son dernier.

Pour l'instant je lis Si l'oiseau meurt de Francine Pelletier, un roman dont je ne pense pas que du bien.

samedi 27 décembre 2008

Bilan 2008

Je vais mettre plein de choses dans ce bilan question de lui donner de l'épaisseur, mais c'est factice. La réalité, c'est une nouvelle complétée, soumise et rejetée, puis soumise ailleurs.

À tout seigneur tout honneur. Comfort Food : commencée et complétée en un mois, soumise à Biscuit chinois, refusée par eux (les salauds !) et soumise au concours de nouvelles XYZ juste à temps pour le 31 décembre.

Plusieurs textes ont été amorcés ou augmentés au point où je suis en mesure de croire que certains vont être complétés en 2009 : Armer le chien, Le divertissement du roi, La montée, L'oeuf du chat, William, Treblinka Dancing, Prokorovkha, Le Zeppelin, Nos maîtres, Que c'est beau, c'est beau la vie !, La ville immortelle, L'Assassin des chats, Ahmadinejad et la bombe, Le prisonnier et l'Inspecteur Gronnk.


À ça, j'ajoute les quelques 22 ou 24 milles mots publiés sur ce blogue. C'est pas rien. Compte tenu que ma production annuelle depuis des lustres ne devaient pas dépasser quelques centaines de mots en moyenne, je suis étonné de ce renouveau. D'autant que le blogue a vu le jour à la fin de juin, idem pour ma poussée d'écriture de fiction.

Maigre bilan sur le plan production, mais grosse poussée d'adrénaline.

mercredi 24 décembre 2008

90 minutes avant Noël

Une heure et demie avant Noël. Le cadeau de Benjamin est finalement emballé. La maison est chaude et tranquille, j'entends seulement le bruit de la pluie contre la porte-fenêtre arrière et le sifflement du vent qui se lève par intermittence. Si je fermais les lumières de la cuisine, je ne verrais que le noir de la forêt tout autour.

Benjamin et Suzanne dorment en haut. Que font les félins ? Joséphine est couchée au pied du comptoir de cuisine, B-3 et Margo sont affalés sur le canapé, Krusty est en boule sur le fauteuil. Cricri fait un brin de toilette sur son banc de bois préféré. Chinook est dans la cave, peut-être dort-il ou chasse-t-il un petit rongeur ?  Pogo est lui aussi en haut, couché au pied du lit des maîtres, privilège du chien.

Joyeux Noël à tous ceux et celles qui viennent de temps en temps jeter un coup d'oeil sur mes petites inepties.

dimanche 21 décembre 2008

La lumière Sophie

J'avais un problème avec une nouvelle amorcée il y a quelques années. Un problème qui me créait énormément de frustrations parce qu'il m'empêchait de continuer à écrire ce texte (qui s'appelle La montée) quel que soit l'angle sous lequel je l'approchais.

Le fait est que je pensais écrire une nouvelle de sf - pas pure et dure, pas franche comme on semble dire maintenant, mais qui incorporait des éléments indubitablement sf et qui, à mes yeux du moins, la faisait appartenir à ce genre. Mais j'éprouvais un malaise...

Cette semaine, la lumière Sophie, pardon, la lumière se fit. Le problème c'est qu'alors que je tentais de développer ma nouvelle dans un cadre sf, en réalité elle n'appartient pas du tout au genre en dépit d'une parenté certaine. La montée est une nouvelle absurde. Ah ha, mais ça change tout.

Les idées de développement que je rejetais, elles fonctionnent maintenant. C'est fou quand même. Problème de sémantique anodin pour la majorité, mais gros bloc rédhibitoire pour bibi.

Maintenant, on with the show, comme disait Bugs Bunny.

samedi 20 décembre 2008

34. Envoyé spécial - Michel Jean


Après la publication en 2006 de l'excellent Russie des illusions, un livre de Michel Cormier, correspondant de la SRC, voici un autre livre d'un journaliste qui a longtemps travaillé à la SRC avant d'aller au réseau TVA. Voilà un champ littéraire bien peu exploité au Québec, j'espère qu'on va désormais le développer.
Alors que Cormier, partant de son expérience de terrain, fait un travail d'analyse sur la situation en Russie, Michel Jean se contente plutôt de raconter les aléas souvent limite de la vie d'un envoyé spécial aux quatres coins du monde lors d'évènements ou de crises. C'est absolument passionnant. La plume de Jean est alerte, il a le sens du détail accrocheur et de l'anecdote porteuse de sens. Son portrait de la pauvreté à Haïti, du climat de violence et de corruption permanente qui y règne est magistral,right on the button.

Michel Jean a couvert la tragédie des Éboulements en 97, l'invasion de l'Irak en mars 2003, la guerre du Liban en 2006, le départ du président Aristide et le tsunami au Sri Lanka. Une vie mouvementée, voire dangereuse, que l'auteur rend avec brio.

Ce lecteur-ci a littéralement dévoré ce livre.

Cote 7 / 10

Envoyé spécial
Michel Jean
Stanké
299 pages

mercredi 17 décembre 2008

J'cours les concours...

Voilà donc les appels à texte qui m'intéressent pour le premier trimestre de 2009. Je vais tenter de participer à quelques-uns assurément - ceux marqués par des astérisques, entre autres.

15 janvier
L'inconvénient n° 35
« Le sens du combat »
Longueur maximale indéterminée

15 janvier
Zinc 17
« Environnement et surconsommation »
10 pages

**1er février
Biscuit chinois 11
« Moustaches »
3000 mots

20 février
Prix Alibis
10 000 mots

28 février
Katapulpe 8
« Bonbon »
1250 mots

1er mars
Virages 48
« Hypocondriaque, moi ? »
4000 mots

**10 mars
Clair-obscur 4
« Zombi »
Longueur maximale indéterminée

**20 mars
Prix Solaris
7500 mots

En outre les revues suivantes n'ont pas vraiment de thèmes et sont donc en appel permanent de textes :

**Solaris, Alibis, **Brins d'éternité...


mardi 16 décembre 2008

Maudite cochonnerie à marde

L'an dernier, l'abri utilitaire que nous avions acheté s'est lui aussi effondré, mais faut dire qu'il y avait à peu près 3 pieds de neige par-dessus. On peut comprendre. Il nous avait duré quand même quatre ans, ce qui n'est pas rien.

Pour le remplacer, nous avons acheté et installé cette splendide cochonnerie, en solde chez Canadian Tire à 299 $. L'abri ShelterLogic n'aura même pas fait deux mois sur le terrain, terrassé par moins de six pouces de neige. La toile est déchirée et les montants sont cassées. On va nous revoir chez Canadian Tire pour un remboursement - ça c'est certain.

En attendant nous allons devoir trouver un endroit pour entreposer la rippe de l'écurie et les quelques bidules qui y étaient entreposés.

Déjà des emmerdements et l'hiver est même pas commencé. Osti de cochonnerie à marde...
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vendredi 12 décembre 2008

33. Clair-obscur n° 4

La couverture du quatrième numéro de Clair-obscur est superbe, très claire et dynamique. Le numéro ne compte que deux fictions (et des reprises par-dessus le marché); je ne sais pas si ce petit nombre de textes est la norme ou pas, c'est la première fois que je lisais ce fanzine, on verra avec les prochains parutions.

La goutte qui fait déborder le vase de Benoît Dutrizac. (Texte paru en 1996 dans la revue Stop). Une nouvelle plutôt insipide qui m'a laissé incrédule. Dutrizac peut être un auteur assez performant si on lui laisse la place pour développer ses idées et les mettre en action (Kafka Kalmar, kelkun ?). Dans la nouvelle ultra-courte, les faiblesses de sa manière sont criantes: personnages de carton-pâte, motivations bidon, psychologie abrupte, etc. Ce texte méritait-il d'être sorti des limbes où il croupissait ? Pas selon ce lecteur-ci. Cote 2,5 / 10

Mort subite... et bien fraîche de François-Bernard Tremblay. (Texte paru en 2003 dans la revue Alibis). Une autre histoire alambiquée, mais mieux réussie que la précédente. Pas facile d'être à la fois concis, créer des personnages crédibles, des motivations béton, une histoire intéressante et originale, tout ça en 5 pages. Pari pas tout à fait tenu, mais bel effort quand même. 5 / 10

Clair-obscur 4 offre un très satisfaisant mini-dossier sur Jacques Côté : une brève interview, une critique de son dernier roman et une assez longue pièce dans laquelle l'auteur explique comment il a réussi à écrire son premier polar. Une entrevue avec Norbert Spehner (toujours intéressant) et quelques commentaires sur des parutions récentes viennent clore le numéro.

En somme, un numéro avec des fictions désapointantes, mais, bon, on verra à l'usage. Cote 5 / 10

mercredi 10 décembre 2008

32. Solaris n° 144


Volvox de Marie-Josée L'Hérault. Cette nouvelle absolument géniale de MJL est de celle qui nous renvoie à notre propre médiocrité. On lit ce texte et on se dit qu'on serait bien mieux de se recycler dans la culture des patates plutôt que de tenter d'écrire encore un seul mot. Quel texte ! C'est drôle, fin, mémorable, prenez une gerbe d'épithètes et déposez-la au pied de la page 78, où se termine la nouvelle. Marie-Josée L'Hérault nous propose la suite de Volvox dans les Tatouages d'humeur, parue dans le Solaris 161, tout aussi géniale. Une auteure majeure est née (et son recueil de fiction canonique, en demi-teinte fantastique, Tokyo Express ne se compte pas pour des prunes, si vous voulez mon avis.) Cote 10 / 10

Outcast de Gauillaume Ferber. Après trois pages ce texte n'avait toujours pas su capter mon intérêt. J'ai abandonné. Non-coté.

La tentation d'Adam de Mehdi Bouhalassa. Ben dîtes donc, la direction littéraire de Solaris tient vraiment à me montrer le chemin de la culture des tubercules. L'histoire est ici moins forte et originale que chez L'Hérault, mais elle est dense, maîtrisée et écrite dans une langue irréprochable. Il n'y a que vers la fin où l'auteur précipite un peu trop les choses, où la très grande qualité de l'écriture cède un tout petit peu, la fin apparaît aussi un peu précipitée, mais le chemin pour s'y rendre est envoûtant. Bouhalassa est un auteur à suivre attentivement. 9 / 10

Un des meilleurs numéros de Solaris que j'aie lu, sinon le meilleur toutes catégories. 8 / 10

dimanche 7 décembre 2008

31. Brins d'éternité n° 21


Le robot qui parlait dans le vide de Pat Isabelle. Les short-short sont d'habitude des histoires à chute, souvent rigolotes, cabotines ou provocatrices. La nouvelle de Pat Isabelle n'est rien de cela, c'est au fond l'histoire infiniment triste d'un être inachevé à la recherche éternelle de quelqu'un avec qui entrer en contact. Sur un ton qui se révèle optimiste, on a là une métaphore sur l'homme moderne. 7 / 10

À la limite d'Alamo St-Jean. Autre constat de la condition humaine, ce court texte, mais constat dur, violent, ne proposant pas d'espoir. Une excellente première nouvelle pour ce jeune auteur. 6,5 / 10

Le loi du plus fort de Dave Côté. Étonnante histoire que j'ai beaucoup aimé. Ce gendre qui regarde avec délectation son futur beau-papa est un délice (gastronomique). 8 / 10

La malédiction de McNeil de Jonathan Reynolds. Là, je dois avouer ma déception. Pouquoi ? Je ne sais pas. Je ne suis généralement pas amateur de fantastique, mais cette histoire compliquée en forme de serpent qui se mord la queue ne m'a pas beaucoup plu. J'imagine que le lecteur plus familier avec les nouvelles du cycle de McNeil va l'apprécier mieux que celui qui l'aborde avec cette nouvelle riche en auto-références. 5 / 10

Un excellent numéro. Tout est bon. More, more, more... Cote générale 7 / 10

samedi 6 décembre 2008

Le marché du carbone pour les nuls

Simple et efficace :
© The Onion 2008

jeudi 4 décembre 2008

Son tour de chant...

Depuis son 3e anniversaire, Benjamin s'est découvert une passion pour l'art vocal. Chaque semaine son répertoire s'élargit, et bientôt, je crois, humblement, Bruno Pelletier n'aura qu'à bien se tenir.

Pour le moment, voici de quoi se compose son tour de chant :

Mon pays bleu
La bizoune en l'air 1
La bizoune en l'air 2
Sur le pont d'Avignon
Un Chinook à moto
Ma pépine shake à Chibougamau
Père Noël, emporte des bébelles
plus quelques ritournelles d'émissions de télé : Lunar Jim, Little Einsteins, Handy Manny, etc.

Il a une très jolie voix de ténor léger, très léger même à 29 livres, et beaucoup d'enthousiasme. Benjamin Tremblay, prenez note de ce nom.

mercredi 3 décembre 2008

Bolt


Après Beverly Hills Chihuahuas, voici la nouvelle comédie canine de Hollywood, Bolt, un long-métrage animé. Un chiot, vedette à son insu de la télé, se croit investi de super-pouvoirs. Suite à un quiproquo, le chiot, Bolt, s'évade de sa prison dorée et est confronté au monde réel dans le but de « sauver » sa jeune maîtresse. Il va faire la rencontre d'un chat, Mittens, et d'un hamster, Rhino, qui deviendront ses meilleurs amis après quelques conflits de caractère.

Rien de bien original, mais l'action est menée tambour battant et on ne s'ennuie pas. C'est plutôt violent, et Benjamin, qui a trois ans et quatre mois, a eu quelques reculs devant certaines scènes, surtout au début où l'humour est du genre absent. L'animation est absolument irréprochable, la texture des fourrures et des truffes est particulièrement bien rendue. On applaudit.

J'ai été déçu par la parcimonie de l'humour. Il n'y en a pas tant que ça. C'est d'abord un film d'action, avec deuxbuddies disparates (pensons à tous ces films policiers avec les deux partenaires qui ne s'entendent pas). En somme : c'est conventionnel, pas très remarquable, mais c'est un divertissement correct. Seul bémol pour moi, Travolta comme voice actor est un choix assez faible avec sa voix somme toute monocorde.

Cote 6 / 10

lundi 1 décembre 2008

Mon système de santé est meilleur que le tien...

Le système de santé est malade au Québec. On attend des heures, des heures et des heures aux urgences qui sont bondées. Ben, moi, môssieu, j'ai été voir ailleurs, oui, môssieu. J'ai été hier soir à l'urgence de l'hôpital de Hawkesbury, qui se trouve en Ontario, en pays quasiment étranger, au point que je me demande toujours s'ils vont accepter mes devises canadiennes là-bas (c'est idiot mais j'ai tou-jours cette petite pensées insidieuse qui me trotte dans le cerveau dès que j'entre en Ontaria-ria-rioooo).

Oui, môssieu, j'ai été dans une urgence en Ontario. J'ai attendu sept heures, môssieu, sept heures, je dis, sept, et je le répète. Sept. Et l'urgence était même pas bondée. On était quatre pélerins au départ. C'est déplorable. It is franchement dégueulasse. Partout, ça craque, partout, ça s'écroule...

Sept heures d'attente pour voir un médecin qui m'a prescrit en cinq minutes un gargarisme (!!!!!) pour ce que je croyais être une maladie mortelle mais qui s'est révélé être une infection virale qui s'amusait à pasticher la gastro-entérite, l'otite, la sinusite et la toux bronchitique.

En sortant de là, à deux heures et demie du matin, il tombait une merde verglaçante à pleins tombereaux et l'entrée de l'autoroute 40 était barrée. Pour revenir, il m'a fallu manoeuvrer dans un arrière-pays plat sur des chemins de campagne longs, droits et ennuyeux comme des Anglais. Il a neigé-plu-grêlé-chiassé comme ça de Hawkesbury jusqu'à la frontière du Québec où ça s'est transformé en crachin. Authentique. Je vous le dis, l'Ontario, c'est pas accueillant.

Bon, là, ça va mieux. La 'tite montée de lait est passée. Ouf, on respire par le nez.

30. Alibis n° 28

12 minutes, 28 secondes de Frédéric Hardel. La nouvelle gagnante du prix Alibis 2008. Fort bonne. À l'exception de la fin qui est télégraphiée très, très tôt dans le texte, c'est une nouvelle intéressante avec une protagoniste narcissique et antipathique. Cote 7,5 / 10

Sang d'encre et Changer le monde un mot à la fois de Jean-Jacques Pelletier. Desux nouvelles mettant en vedette le détective Nazaire Lebienommé, un Noir baraqué comme un char d'assaut, oeuvrant dans la belle ville toute blanche de Québec. C'est amusant dans les deux cas, et maîtrisé. Cote 8 / 10

Peluche Freluche de Dennis Richard Murphy. Ici, le problème que j'ai eu, c'est avec la traduction qui n'arrive pas à se brancher entre le québécois de bon aloi et le franchouillard agaçant : « Espèce de foutu connard de foutu Newfie. T'es aussi épais qu'un foutu poisson, ouais.» Ouais ? Désolé, personne ne parle comme ça sur cette planète. Et par un choix de traduction assez bizarre : traduire Fuzzy Wuzzy par Peluche Freluche c'est génial; ne pas traduire Christopher Robin par Jean-Christophe, c'est poche. J'ai constamment décroché, et le texte est lourd (est-ce la traduction ou l'original, la question se pose) et plein d'obstacles au plaisir (faible) de lecture. Cote 1 / 10

La prise de Saipan de Maxime Houde. Bonne nouvelle en soi, mais qui n'a rien à voir avec le polar ou la nouvelle noire ou de mystère. Le mystère, en fait, c'est de savoir ce qu'elle fait là exactement. C'est une nouvelle de guerre. Assez réussie, avec quelques erreurs dans le détail, mais ce lecteur-ci aurait aimé une meilleure caractérisation des Japonais, un peu de couleur locale si on veut. Autrement, j'ai aimé, parce que je suis preneur de ce genre littéraire. 7 / 10

Finalement un bon numéro, grevé par une boulette. Cote 5 / 10