Avec ce livre et Comme un poisson sans eau, j'aurai lu toute l'œuvre littéraire de Pierre Richard. Car, ma foi, il sait écrire l'acteur, joliment et drôlement. Richard raconte ici son enfance tiraillée entre son vrai père qu'il n'a pas vraiment connu, un beau-père toujours à la recherche d'un coup fumant pour faire fortune, et ses deux grand-pères aussi différents que possible, l'un aristocrate, chef d'industrie, droit et de vieille lignée française, l'autre, l'immigré, chef d'une petite entreprise, près de ses employés et, malgré cela, plutôt Front populaire qu'extrême-droite.Richard évoque les années de guerre, il a 6 ans lors de la chute de la France en 40. Pour un enfant, les soldats, les véhicules, les avions, tout ça a quelque chose de fascinant, surtout quand on est loin du front comme le sera sa famille. Il raconte ses premières années à l'école, au théâtre, l'annonce de sa vocation à ses parents et surtout à ses grands-pères. C'est mené de main de maître, avec compassion et drôlerie, sans aucune méchanceté pour les imbéciles qui lui ont fait la vie dure quand il était jeune.
Le livre se termine sur une évocation extrêmement touchante de la présence de son père réel dans sa vie. Une présence désirée, toujours fugace, et le désir du père qui l'aura marqué toute sa vie.
Le petit blond dans un grand parc
Pierre Richard
Olivier Orban
163 pages
Cote 8 / 10
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