samedi 27 septembre 2008

Fiente de poule

Mardi 23, à 23 h 45 je termine le premier jet de Comfort Food. Je suis fier de moi, je suis content de ma nouvelle – petit billet jubilatoire sur le blogue.

Mercredi 24, je relis la nouvelle à tête reposée. La mâchoire m'en décroche : quelle merde ! Comment ai-je pu écrire ça ? C'est pire que tout. C'est mal écrit, mal foutu, mal ficelé, ennuyeux, les mots manquent pour en dire toute la suintante médiocrité.

Jeudi 25, la mort dans l'âme, je la révise avec l'idée de la rendre minimalement potable, moins moronne en tous cas, et de la soumettre quand même à Biscuit chinois, juste pour mener le processus à son terme (c-à-d participer à l'appel de textes). Je l'envoie à mon lecteur. Ses commentaires sont positifs, avec des réflexions pertinentes et bien senties, plus un mot d'encouragement. (Merci, Pat.)

Vendredi 26, je vais à Ottawa passer une tomographie à émission de positrons (TEP ou petscan) pour le cœur. Une fois installé dans la machine, j'ai d'abord fait une crise d'angoisse qui a interrompu brièvement la séance, puis une crise d'asthme et finalement l'infirmière a préféré me donner de l'oxygène pour qu'on en finisse. Ça a été une très dure journée. Mais le long chemin de retour m'a permis de réfléchir à mon texte et d'arriver à cette conclusion : oui, Comfort Food, c'est probablement de la fiente de poule, mais en quoi est-ce différent de ce que je pense de tous mes autres textes publiés ? J'ai la même opinion sur tout ce que j'écris, autant vivre avec.

Samedi 27, je n'ai revisé CF ni hier ni aujourd'hui. C'est une pause qui me fait du bien.

Demain je revise et corrige en essayant d'intégrer les suggestions de mon lecteur. Autant rendre la nouvelle moins poche. À noter, pour la très petite histoire, que ma lectrice n'a pas eu le temps d'y jeter un coup d'œil, mais vu qu'il s'agit de ma tendre et douce, je fais semblant de ne pas en être affecté...

Je vais soumettre CF le 29 septembre. Hasta la vista, baby !

3 commentaires:

Pat a dit…

Tout un vendredi!
J'espère que tout est rentré dans l'ordre.

richard tremblay a dit…

En plus, je me suis cogné un ticket de stationnement de 45 $ à Ottawa. La cerise sur le sundae.

La tête dans les étoiles... a dit…

Rien de plus chiant que d'avoir un ticket alors qu'on est à l'hôpital (ça m'est déjà arrivé et je l'ai encore sur le coeur). Non mais quel manque de d'empathie. *soupir*