vendredi 15 août 2008

L'insomnie profitable

Dans la nuit d'hier, j'ai été tenu éveillé très, très longtemps par une idée ayant germé dans mon cerveau en fin de soirée. L'insomnie a ceci de particulier qu'elle favorise le lateral thinking, qu'elle embellit les idées qui nous viennent et, partant, suscite un enthousiasme qui, au réveil, se révèle parfois injustifié. Nombre d'idées nées dans l'insomnie ne sortent pas indemnes d'une analyse à froid.

Mais pas cette idée-là. C'est une idée PPP : pas pire pantoute. Et jusqu'à date elle survit sans respirateur articifiel. J'en ai même amorcé l'écriture à partir d'un embryon de plan. Avoir du culot, je ferais comme Mathieu Fortin pour son protocole Reston, m'imposer une discipline quotidienne avec un bilan sur le blogue, question de m'auto-motiver ou de souffrir une vive humiliation si je flanchais ! Je me donne qq jours pour réfléchir à ça.

Ça voudrait dire que je mets de côté les textes sur lesquels je travaille par intermittence : TD, AP, ALC et LZ. Et ça va vouloir dire mettre le blogue en veilleuse, car depuis que j'ai commencé L'ermite de Rigaud, je n'ai pas beaucoup écrit encore que j'aie cogité en masse. Au lieu d'un billet par jour, disons un aux trois jours.

La nouvelle a un titre Provisoir (parce que ça dépanne) : Nos maîtres. C'est une nouvelle de sf, mais de cette sf dont s'offusquait Philippe-Aubert Côté
sur sffq : Est-ce qu'on peut considérer ça explicitement comme de la science-fiction ou est-ce une autre histoire "mainstream" qui se permet de piger dans les autres genres au nom de la métaphore ou d'une certaine liberté créatrice ? Oui, exactement, c'est cela...

Mais pour le moment : On with it, mon coco...

3 commentaires:

Pat a dit…

Salut Richard,

Je t'encourage à tenter le coup. Sans être 20 000 mots en 20 jours, ça peut aussi être 10 000 en 10 jours ou 5000 en 5 jours. C'est sûrement une bonne expérience dans tous les cas.

richard tremblay a dit…

Me connaissant, ce serait plutôt 200-250 mots par jour, c-à-d une page par jour puisque j'ai toujours compter comme ça. Une production qui ferait rigoler Mathieu, mais dont je serais bien fier. Je songe beaucoup à cette approche...

C'est tentant dans la mesure où je ne crois pas que que Nos maîtres sera une longue nouvelle - peut-être 20-25 pages.

Merci pour ton encouragement, j'apprécie ça beaucoup, venant de quelqu'un qui écrit aussi.

M a dit…

Salut Richard!

Chacun son rythme, chacun sa méthode. J'y vais avec 1000 mots par jour, en moyenne, parfois plus, parfois moins, parfois aucun... parfois j'ai des flash (comme quand j'ai écrit le premier jet de Cancer: 8000 mots en moins de 24 heures en temps réel) sinon, je ne m'en fais pas avec ça, en temps normal. Cependant, se donner un objectif atteignable est une bonne façon de se stimuler.