samedi 2 août 2008

10. Alibis n° 24

Emballe-moi, de Natasha Beaulieu. Cette nouvelle-là, qui n'est pas policière, m'a complètement soufflé. Tout y est bon, l'idée, les personnages, le traitement et la finale. Beaulieu s'y révèle (pour moi, bien entendu, les autres savaient déjà) une remarquable nouvelliste avec sa voix bien à elle. 10 / 10

Petit feu, d'André Marois. Un texte noir, très atmosphérique. Superbement écrit, un peu desservi par une fin adéquate mais sans surprise. Il faut se laisser porter par l'ambiance, goûter l'écriture pleine de finesse. 8 / 10

Cest écrit, de Marc Simard Nataren. Texte sur le pouvoir de l'écriture, ou l'écriture du pouvoir dans ce cas-ci. C'est correctement fait, mais sans plus. Dès le départ, l'hameçon est faible et le poisson (moi) n'a pas bien mordu. La fin est prévisible en diable (pas dans le détail, mais on sent que ça ne peut se terminer que comme ça). 4 / 10

Le poids de la culpabilité, de Ricardo Codina.
J'ai aimé cette nouvelle noire malgré que la lecture en ait été parfois ardue en raison d'une narration qui a du mal à bien identifier l'une et l'autre des deux narratrices. J'ai dû relire quelques passages pour aplanir les difficultés. Il y a aussi confusion entre mi-temps et mitan. 6,5 / 10

...en suspens, de François Lévesque. La faiblesse de ce texte réside dans le fait que les émotions du protagoniste sont plus démontrées que vécues. L'auteur voulait trop bien faire en soulignant à grands traits l'accablement dont son personnage est la victime. Ce lecteur-ci n'a vraiment pas marché. Le second et ultime pic de la finale m'a semblé un peu précipité. 3 / 10

Meurtres mortels, de Peter Sellers. Très bonne nouvelle, avec des personnages bien campés, une mise en scène parfaite gâchée par une fin totalement aberrante. Quoi, un gars qui simule sa mise en bière pour éliminer son comparse, hum ! 4 / 10

Le cavalier de l'éclair, de Rick Mofina. Pas mal, celle-là, encore que le pay-off soit décevant. Une mise en scène qui prend son temps, des personnages de carton-pâte mais bien faits si le lecteur accepte ces limites-là; puis une cassure, un crime, on se dit que ça va devenir super intéressant. Si le crime est parfait, il y a quand même un petit prix à payer. Mais, bon, l'héroïne va s'en sortir. 6 / 10

Un numéro moyen, avec des textes plutôt noirs que policiers. Une réussite hors du commun, la nouvelle de Beaulieu.

Cote 5,5 / 10

2 commentaires:

Pat a dit…

J'avais aussi bien aimé la nouvelle de Natasha. As-tu lu ses 3 romans "Les cités intérieures"? Ils sont très bons, particuli`rement l'ange écarlate.

richard tremblay a dit…

Faudrait bien que j'aille voir de ce côté-là. C'est le premier texte de Natasha que je lisais.