Un tueur en série frappe la petite ville de Chester, dans les Cantons de l'Est. Le sergent Roméo Dubuc, de la Sûreté du Québec, ses deux acolytes, Lucien Langlois et Bob Rivard, de même que la journaliste Manon Pouliot, sont sur le cas. Après quatre meurtres à nature religieuse hautement théâtralisée, parviendront-ils à stopper le psychopathe ?La réponse est ben oui. Ce court roman (à peine plus de 200 pages) est fort bon même si le coupable ne surprendra personne. L'intrigue est menée de manière trépidante, pas un mot de trop, des dialogues qui sonnent vrais, de courtes scènes qui font avancer l'action.
Les personnages sont bien développés, tout spécialement le sergent Roméo Dubuc : un flic trop gros, plus très jeune, amateur de roues de tracteur Tim Horton et de poutine italienne. Bien rendu dès le départ, il dégage finalement un mélange de sympathie (il aime la poutine italienne !) et de répulsion car il n'hésite pas à se servir de son physique imposant pour intimider les témoins. L'enquête est simple et directe, avec quelques bons suspects ayant chacun ses raisons d'avoir commis les crimes. Il y a d'excellents moments dans cette histoire. Et ce lecteur-ci en redemande.
PS Ce lecteur-ci va être servi car Ainsi parle le Saigneur est la deuxième enquête de Roméo Dubuc; la première étant Le cri du chat chez Triptyque. Roman que je mets sur ma wish list amazonienne.
Cote 7 / 10
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